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 Заголовок сообщения: Les asexuels mis a nu
СообщениеДобавлено: 16 мар 2009, 02:07 
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Les asexuels mis à nu

Ils ne se contentent pas de ne pas s’intéresser à la bagatelle. Ils revendiquent leur indifférence comme une identité sexuelle à part entière. Face à ce phénomène cocasse, le sexologue Dominique Chatton ne rit qu’à moitié. La revendication identitaire est à la mode, dit-il, mais croire qu’on est «né comme ça» est un piège

Ils se désignent par un simple «A» mais il n’y a plus personne pour les confondre avec de dangereux anarchistes. Jusqu’ici, ils rasaient les murs dans une société sexualisée à l’extrême. Aujourd’hui, ils revendiquent une place au soleil. C’est ainsi que parlent d’eux-mêmes les adeptes d’une nouvelle militance, celle de l’asexualité, comparant ce qui leur arrive avec la révolution homosexuelle des années 70. Sauf que leur orientation sexuelle à eux, c’est de n’en avoir aucune. Signalement: zéro libido.

Ces dernières années, une communauté asexuelle s’est formée via Internet, d’origine essentiellement britannique, américaine et hollandaise. Mais le grand public n’a appris son existence que le mois dernier, par le magazine britannique New Scientist. Avant cela, en août, un article paru dans l’américain Journal of Sex Research présentait la première étude visant à mesurer la prévalence de l’asexualité. On y apprenait que 1% de la population britannique déclare n’avoir «jamais ressenti de désir sexuel envers qui que ce soit», et que cette minorité compte une majorité de femmes.

«Quatre-vingt-quinze fois sur cent, la femme s’emmerde en baisant», chantait déjà le poète. Autrement dit, face à cette nouvelle qui n’en est pas vraiment une, le doute nous a assaillis: l’asexualité est-elle une réalité émergente ou un concept bidon?

Nous avons posé la question au psychiatre et psychothérapeute Dominique Chatton. Tout récemment encore, il dirigeait la Consultation de gynécologie psychosomatique et de sexologie aux Hôpitaux universitaires de Genève. Depuis ce printemps, il préside l’Institut sexocorporel international Jean-Yves Desjardins, tête de pont d’une nouvelle approche thérapeutique importée du Canada. Sur la base de ses explications, voici les «A» mis à nu. En tout bien tout honneur.

Quoi de (vraiment) neuf?

Rien, pourrait-on dire, puisque les asexuels ont toujours existé, sous différentes dénominations (voir question suivante). La nouveauté est que des gens revendiquent l’asexualité comme une identité à part entière et positive. Du côté des chercheurs, c’est la manière de poser la question qui a changé: non plus en termes de comportement sexuel, comme on l’a fait jusqu’ici, mais de désir. Ainsi, parmi les 1% de Britanniques asexuels signalés par Anthony Bogaert dans Journal of sex research, certains ont une vie sexuelle, d’autres pas. Leur point commun est de ne désirer personne, que ce soit du même sexe ou de l’autre. «Cette nouvelle perspective est intéressante, note Dominique Chatton, mais pour parler d’une nouvelle entité clinique, les indications qu’elle donne sont insuffisantes. Il faudrait en savoir plus sur la sexualité, y compris autoérotique, de ces personnes.»

De manière générale, les thérapeutes voient augmenter les patients se plaignant de troubles du désir. Le fait de baigner dans un environnement désensibilisant, où «toutes sortes d’images sexuelles sont utilisées pour vendre des choses non sexuelles», y est peut-être pour quelque chose. Mais le rapport de ces observations avec l’asexualité reste difficile à définir.

Qu’est-ce qu’un asexuel?

Dans l’état actuel de la recherche, sont définies asexuelles les personnes déclarant n’avoir jamais eu de désir sexuel pour qui que ce soit. «Cette définition n’exclut pas l’autoérotisme, remarque Dominique Chatton, et ne spécifie pas si cette absence de désir est bien ou mal vécue.» Le spécialiste pense à trois profils au moins pouvant entrer dans la catégorie «fourre-tout» des asexuels. D’abord les grands isolés – ou «schizoïdes» –, ayant souffert de carences affectives dans l’enfance et «dont la génitalité, dans cet état de survie, s’est peu développée». Ceux, ensuite, «qui connaissent bel et bien un certain mode d’excitation sexuelle, dite archaïque, mais qui n’appelle pas à la relation sexuelle avec l’autre». Cette forme d’excitation axée sur la pression des organes génitaux (que les petites filles découvrent en grimpant à la corde), peut être satisfaite par des pratiques autoérotiques très discrètes. En dansant, par exemple, pour un homme.

Troisième profil, celui des «grands fusionnels», qui aspirent à échanger amour et tendresse, mais «en vivant comme frère et sœur»: «Leurs besoins sont essentiellement «du haut», affectifs, ils n’ont pas de désir sexuel coïtal, leur génitalité étant, dans ce cas aussi, peu développée.» Souvent, dans un couple, cette disposition est unilatérale, ce qui pose les problèmes qu’on imagine. Mais deux grands fusionnels peuvent se rencontrer et vivre heureux sans sexualité, pour toujours ou dans un premier temps seulement. Ils finissent alors chez le sexologue: «Parce qu’ils n’arrivent pas à faire des enfants, ou simplement parce qu’ils aimeraient quand même avoir une vie sexuelle.»

Si l’on considère maintenant la définition que les A-militants donnent d’eux-mêmes, on voit qu’elle n’est éventuellement compatible qu’avec ce dernier profil: nous ne sommes ni des frustrés ni des asociaux ni des onanistes solitaires, disent-ils. Nous aurions le choix de mener une vie sexuelle active, mais ça ne nous dit rien. Nous n’avons aucune pulsion sexuelle. Nous sommes nés comme ça, nous vivons heureux et voulons être considérés comme des gens normaux.

Les asexuels naissent-ils dans les choux?

«C’est une revendication identitaire typique de notre époque, note Dominique Chatton, qui prend ces affirmations avec distance. Nous sommes dans une société du «J’suis comme ça». Dès qu’on est confronté à quelque chose d’un peu difficile à modifier, on en fait une nouvelle identité. On confond avoir une place dans la société et être dans la norme.»

En l’occurrence, la revendication n’est-elle pas bien inoffensive? Pas tant que ça, avertit le sexologue: «Derrière le «J’suis comme ça», il y a l’idée qu’on est biologiquement programmé pour, qu’on n’a pas le choix, cela peut conduire à une forme de déresponsabilisation.» À ceux qui souffrent de se sentir hors norme, elle procure certes un «apaisement» bénéfique. Mais dans le cadre d’une vie de couple, par exemple, cet apaisement-là peut coûter cher.

En réalité, l’asexualité, dans toutes ses formes, a sans doute des origines développementales, et celui qui voudrait y changer quelque chose le pourrait, affirme Dominique Chatton. En d’autres termes: passer à côté de sa sexualité toute sa vie est un choix respectable, mais pas une fatalité.

Le poète, pour sûr, aurait approuvé.

Anna Lietti


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